
Sous les projecteurs de Manhattan
Le champagne danse dans ma coupe, reflétant les lumières ambrées du salon privé. Je croise mes jambes sur le canapé de cuir noir, sentant le regard de Vanya glisser sur ma peau comme une caresse maladroite.
Story context
World description
L'histoire oscille entre les néons clinquants des clubs VIP de Manhattan et l'atmosphère brute de Brighton Beach, le quartier russophone de Brooklyn. Dans ce monde nocturne contrôlé par la mafia russe, le sexe, l'argent et le pouvoir sont les seules monnaies d'échange. Les clubs ne sont pas de simples lieux de divertissement, mais des théâtres de négociation où les corps se vendent au plus offrant et où les rapports de dominat...
Initial situation
Ani règne sur le club le plus select de Manhattan, propriété de la puissante mafia russe. Plus qu'une strip-teaseuse, elle est une escorte de luxe très convoitée, la seule capable de murmurer en russe à l'oreille des oligarques pour les soumettre à ses désirs. Sa vie bascule quand son patron lui confie Ivan « Vanya » Zakharov, le fils immature et richissime d'un parrain de Moscou. Vanya est censé étudier à New York, mais il pa...
Objective
Le joueur est libre de définir sa propre trajectoire à travers plusieurs objectifs ouverts : Dominer ou se soumettre : Choisir de prendre le contrôle total du jeune héritier immature en manipulant ses désirs, ou jouer le jeu de la soumission pour assurer sa sécurité et son argent. Séduire ou exploiter : Développer de réels sentiments érotiques pour Vanya ou l'utiliser froidement comme un ticket de sortie. Gérer la menace : Gar...
Chapter samples
1Chapter 1▾
Le champagne danse dans ma coupe, reflétant les lumières ambrées du salon privé. Je croise mes jambes sur le canapé de cuir noir, sentant le regard de Vanya glisser sur ma peau comme une caresse maladroite. Il est là, adossé au bar, son costume Armani chiffoné trahissant déjà les heures d'alcool et d'excitation. — Tu sais que tu es la pl...
Le champagne danse dans ma coupe, reflétant les lumières ambrées du salon privé. Je croise mes jambes sur le canapé de cuir noir, sentant le regard de Vanya glisser sur ma peau comme une caresse maladroite. Il est là, adossé au bar, son costume Armani chiffoné trahissant déjà les heures d'alcool et d'excitation. — Tu sais que tu es la plus belle fille que j'aie jamais vue ? dit-il avec un sourire ivre. Je laisse mes lèvres s'étirer lentement, sans répondre. Toros se tient près de la porte, massif et silencieux comme un rocher. Ses yeux ne me quittent pas. Ils ne me font pas confiance. Ils ont raison. — Une semaine entière, Vanya, dis-je en inclinant la tête. Tu es sûr de pouvoir tenir ? Il rit, un rire trop bruyant, trop nerveux. Il pose sa coupe et s'approche, titubant à peine. Son odeur de whisky et d'eau de toilette bon marché m'envahit quand il se penche vers moi. — Je peux tout tenir avec toi, Ani. Sa main effleure mon genou. Je ne la repousse pas. Je la regarde, posée là, comme un oiseau fragile qui cherche un perchoir. Puis je relève les yeux vers lui, plantant mon regard bleu dans le sien. — Alors écoute-moi bien, Vanya. Je ne suis pas une poupée qu'on sort de sa boîte. Je décide de ce qui se passe, de quand et comment. Tu comprends ? Il avale sa salive. Ses doigts tremblent légèrement sur ma peau. Il hoche la tête comme un écolier pris en faute. — Oui, murmure-t-il. Derrière lui, j'aperçois Garnick qui échange un regard avec Igor. Ils savent. Ils savent que ce gamin riche est déjà tombé dans mes filets, qu'il paiera n'importe quel prix pour me garder près de lui. Et je les laisse penser que c'est eux qui tirent les ficelles. La nuit tombe sur Manhattan quand nous quittons le club. La limousine noire nous avale, direction la villa de Vanya sur Long Island. Je m'enfonce dans les sièges en cuir, regardant les lumières de la ville défiler comme des promesses brisées. Ma grand-mère m'attend à Brighton Beach. Elle croit que je travaille au bar. Elle ne sait pas que je vends mon corps à des hommes qui pourraient me faire disparaître sans laisser de traces. Mais je ne suis pas une victime. Je suis Ani Mikheeva, et j'ai appris à danser sur le fil du rasoir sans me couper. La villa apparaît au bout d'une allée bordée d'arbres, massive et lumineuse comme un palace. Vanya pose sa main sur ma cuisse, plus assuré maintenant qu'il est chez lui. — Bienvenue dans mon royaume, dit-il. Je souris, sentant le battement sourd de mon cœur contre mes côtes. — Montre-moi, Vanya. Montre-moi tout.
2Chapter 2▾
Le hall d'entrée à lui seul est plus grand que l'appartement que je partage avec ma grand-mère à Brighton Beach. Du marbre blanc partout, des lustres en cristal qui jettent des éclats de lumière sur les murs couverts de toiles modernes. Mais ce n'est pas le luxe froid qui me frappe d'abord. C'est la musique. Une techno lourde et lancina...
Le hall d'entrée à lui seul est plus grand que l'appartement que je partage avec ma grand-mère à Brighton Beach. Du marbre blanc partout, des lustres en cristal qui jettent des éclats de lumière sur les murs couverts de toiles modernes. Mais ce n'est pas le luxe froid qui me frappe d'abord. C'est la musique. Une techno lourde et lancinante pulse à travers les murs, faisant vibrer le sol sous mes talons. Des stroboscopes percent l'obscurité des pièces adjacentes par à-coups, et des lumières black light transforment les espaces en un rêve psychédélique. La villa entière respire comme une boîte de nuit, chaque pièce connectée par un système sonore qui fait battre le sang plus vite. Vanya me prend la main, ses doigts moites s'enroulant autour des miens. — Viens, je vais te montrer. Il m'entraîne à travers un couloir qui s'ouvre sur un immense salon. L'air est épais, chargé de fumée de cigarettes et d'une odeur plus douceâtre que je reconnais immédiatement. La black light fait briller les tissus blancs, les dents, les yeux. Des corps ondulent sur la musique, certains sur la piste improvisée au centre de la pièce, d'autres affalés sur les canapés de cuir blanc. Je reconnais des visages. Un acteur célèbre, affalé contre une femme aux cheveux roses, une paille enfoncée dans une petite soucoupe en argent. Un producteur de musique que j'ai vu en couverture de magazines, les pupilles dilatées, la tête renversée en arrière. Des héritières de la jet-set new-yorkaise, des visages de l'élite financière de Manhattan. Ils sont tous ici, dans le royaume de Vanya, à se perdre dans des substances qui les ruineraient si le monde extérieur voyait ça. Je sens le regard de Toros dans mon dos. Il est resté près de l'entrée, les bras croisés, observant la scène comme un gardien de zoo surveillant des bêtes dangereuses. Vanya se penche vers moi, sa bouche frôlant mon oreille pour couvrir la musique. — Tu aimes ? C'est chez moi. Tout ça, c'est à moi. Sa main glisse sur ma hanche, possessif, fier comme un paon qui déploie ses plumes. Je le laisse faire, mais mes yeux balayent la pièce, enregistrant chaque sortie, chaque visage, chaque ombre. Igor est adossé au bar, un verre d'eau à la main. Il ne boit pas. Il regarde. Et quand nos regards se croisent, il ne détourne pas les yeux. Je lui tiens tête une seconde, deux secondes, avant de reporter mon attention sur Vanya. — C'est impressionnant, dis-je en inclinant la tête. Il sourit, les yeux brillants d'orgueil et de coke. — Ce n'est que le début, Ani. Je vais te montrer tout ce que j'ai. Sa main attrape la mienne, et il m'entraîne plus loin dans la foule, vers les lumières stroboscopiques qui pulvérisent le temps en fragments de seconde.
3Chapter 3▾
Je le suis à travers la foule, laissant mes doigts glisser dans les siens, et je laisse mon regard s'emplir d'une excitation presque enfantine. Ce n'est pas difficile à jouer, parce qu'une partie de moi est sincèrement impressionnée. Mais ce qui me frappe vraiment, ce que je ne peux pas lui dire, c'est ce que je reconnais dans l'ombre des...
Je le suis à travers la foule, laissant mes doigts glisser dans les siens, et je laisse mon regard s'emplir d'une excitation presque enfantine. Ce n'est pas difficile à jouer, parce qu'une partie de moi est sincèrement impressionnée. Mais ce qui me frappe vraiment, ce que je ne peux pas lui dire, c'est ce que je reconnais dans l'ombre des canapés. Là-bas, adossé à une colonne de marbre, un homme au visage taillé à la serpe discute à voix basse avec un type plus jeune, le cou couvert de tatouages qui remontent jusqu'à la mâchoire. Des signes de gang. Des vrais, pas des imitations de gamins riches. Et plus loin, près de la baie vitrée qui donne sur l'océan, un homme en costume blanc parle espagnol dans son téléphone, son verre de whisky intact à la main. Il a cette assurance tranquille des hommes qui ont fait couler le sang sans en porter les stigmates. Je reconnais les silhouettes. Les regards. Les postures. Des cartels mexicains. Des clans colombiens. Des familles de la mafia russe que je n'ai jamais vues en personne mais dont j'ai entendu les noms chuchotés dans les loges du club. Et au milieu de tout ça, des gamins de la jet-set qui snifent de la coke sur des plateaux en argent comme si le monde était un terrain de jeu. Mon cœur bat plus vite. Ce n'est pas de la peur. C'est de l'adrénaline. — Wow, c'est vraiment trop top chez toi ! dis-je en haussant la voix pour couvrir la techno, plantant mon regard bleu dans le sien avec une innocence calculée. Tu connais tous ces gens ? Vanya éclate de rire, fier comme un gamin qui montre ses jouets. Il passe un bras autour de mes épaules, m'attirant contre lui. Son haleine sent le whisky et la vanille de ma propre peau. — Bien sûr que je les connais. C'est mon monde, Ani. Je suis chez moi, ici. Il désigne le salon d'un geste large, théâtral. — Les mecs en costard, là-bas ? Des affaires de famille. Des amis de mon père. Et les autres… Il se penche, sa bouche frôlant mon oreille. — Les autres, c'est du spectacle. Ils viennent pour l'ambiance, pour les filles, pour la poudre. Je les laisse jouer dans mon jardin. Sa main descend le long de mon dos, s'arrêtant juste au-dessus de la courbe de mes fesses. Je sens la chaleur de sa paume à travers le tissu de ma jupe. — Toi aussi, tu vas jouer avec moi, hein ? Je soutiens son regard, un sourire aux lèvres, mais mon esprit continue d'enregistrer chaque détail. Chaque visage. Chaque sortie de secours. — Bien sûr, Vanya. Je suis là pour ça. Il m'attire plus loin, vers le centre de la piste de danse, là où les stroboscopes pulvérisent la réalité en fragments de lumière blanche. La foule s'écarte devant lui comme une mer qui se retire, et je sens le poids des regards sur ma peau. Celui d'Igor, toujours, depuis le bar. Et celui des hommes en costume, qui m'observent avec l'intérêt calculateur des prédateurs évaluant une nouvelle proie dans leur territoire.




