
l'histoire de guilian Targaryen
L’air sent la poussière et le fer. Guilian s’agenouille sur le sol de pierre de la cour d’entraînement, les poumons en feu.
Story context
World description
un monde avec de la magie des chevaliers du moyenne age avec plusieurs grande ville qui on chacun un château. Hortense est la princesse de catalion guilian est apprentie chevalier au château de catalion et fabio et le prince du château de rominson
Initial situation
The story is "science fiction" themed. The name of the start setting starts with a "E".
Objective
devenir le plus grand chevalier de l'histoire conquérir le coeur de la princesse
Character introduction

guilian
Role: apprentie chevalier
Chapter samples
1Chapter 1▾
L’air sent la poussière et le fer. Guilian s’agenouille sur le sol de pierre de la cour d’entraînement, les poumons en feu. Sa lame repose à côté de lui, tombée de sa main tremblante. Il ferme les yeux un instant, sent la sueur couler le long de sa nuque, et compte ses respirations. Un. Deux. Trois. Le calme revient, comme un voile qu’il...
L’air sent la poussière et le fer. Guilian s’agenouille sur le sol de pierre de la cour d’entraînement, les poumons en feu. Sa lame repose à côté de lui, tombée de sa main tremblante. Il ferme les yeux un instant, sent la sueur couler le long de sa nuque, et compte ses respirations. Un. Deux. Trois. Le calme revient, comme un voile qu’il rabat sur lui-même. — Tu te relèves ou tu comptes finir la séance à genoux ? La voix du sergent d’armes résonne, sèche, sans méchanceté. Guilian rouvre les yeux, attrape la poignée de son épée d’entraînement et se remet debout. Ses bras le tirent. Ses épaules le brûlent. Mais il ne montre rien. Il incline la tête. — Encore une série, sergent. L’homme hoche, satisfait, et lui fait signe de reprendre la position. Guilian lève sa lame, ajuste sa garde, et répète l’enchaînement que l’oncle d’armes lui a enseigné ce matin. Coup de taille. Estoc. Parade haute. Enchaînement. Ses gestes sont précis, mais pas encore fluides. Il force le mouvement à s’ancrer dans ses muscles, dans sa mémoire. Autour de lui, la cour du château de Catalion vit au rythme des armuriers, des serviteurs et des gardes. Les tours grises montent vers un ciel clair, presque blanc, où le soleil de l’après-midi perce à peine les nuages. Un vent léger porte l’odeur des écuries et du pain cuit. Il termine sa série, abaisse son épée et souffle lentement. C’est là qu’il l’aperçoit. Hortense se tient sous l’arche de la galerie couverte, une main posée sur la pierre usée, l’autre tenant un livre fermé contre sa poitrine. Ses lunettes accrochent la lumière, et ses cheveux bruns dansent un peu dans le vent. Elle le regarde. Pas avec l’attention distante d’une princesse qui observe un entraînement par ennui. Avec quelque chose de plus doux. Elle lui sourit. Guilian sent son cœur battre plus fort que pendant l’effort. Il lui rend son sourire, un geste simple, discret. Personne ne regarde. Personne ne remarque. Puis elle tourne la tête, comme si elle venait d’entendre un appel, et disparaît dans l’ombre du couloir. Il reste là, debout, l’épée basse, à fixer l’arche vide. — Guilian. La voix du sergent le ramène. — Tu rêves ou tu t’entraînes ? Il reprend sa garde sans répondre. Mais dans sa poitrine, quelque chose de plus lourd que l’acier s’installe. Il sait qu’elle est promise au prince Fabio de Rominson. Il sait que son père, le roi de Catalion, a scellé l’alliance depuis des mois. Il sait tout cela. Mais il n’a pas encore appris à s’en moquer.
2Chapter 2▾
Guilian serre la poignée de son épée d’entraînement, sent le cuir usé sous ses doigts. Il n’a pas besoin de regarder le mannequin de bois pour savoir où il se trouve. Ses pieds connaissent chaque pavé de cette cour. Ses mains connaissent le poids de cette lame. Il inspire. Puis il frappe. Le premier coup part de l’épaule, sec, violent....
Guilian serre la poignée de son épée d’entraînement, sent le cuir usé sous ses doigts. Il n’a pas besoin de regarder le mannequin de bois pour savoir où il se trouve. Ses pieds connaissent chaque pavé de cette cour. Ses mains connaissent le poids de cette lame. Il inspire. Puis il frappe. Le premier coup part de l’épaule, sec, violent. La lame plate s’abat sur le flanc du mannequin avec un bruit sourd qui résonne entre les murs. Le bois geint mais tient. Guilian enchaîne sans attendre, un estoc en plein centre de la poitrine, suivi d’une remontée latérale qui fait voler des éclats de l’épaule du pantin. Il n’entend plus le sergent. Il n’entend plus les bruits de la cour. Il n’y a que le souffle court, le martèlement de ses pas, et le bois qui craque sous chaque impact. Il pivote, la lame tourne dans ses mains, et il abat un coup de taille diagonal qui sectionne presque le bras du mannequin. La corde qui le maintient se tend, grince. Un deuxième coup, plus bas, dans la cuisse. Le bois éclate, des fragments sautent sur les pavés. Guilian recule d’un pas, reprend sa garde, la poitrine soulevée par l’effort. La sueur coule dans ses yeux, mais il ne les essuie pas. Il regarde le mannequin mutilé, les entailles fraîches dans le bois brut, les copeaux éparpillés autour de ses bottes. — Tu veux le tuer ou l’entraîner ? La voix du sergent d’armes est calme, presque amusée. Guilian baisse son épée, la pointe touchant le sol. Il souffle, sent les muscles de ses bras trembler sous l’effort accumulé. — L’entraîner, sergent. — Alors respire. Et recommence. Mais cette fois, garde ta tête froide. La colère use le bras plus vite que l’ennemi. Guilian hoche, sans répondre. Il sait que le sergent a raison. Il sait que ce qu’il vient de faire n’était pas un exercice. C’était une décharge. Un moyen de faire taire ce poids dans sa poitrine, cette image de Fabio, ce souvenir du sourire d’Hortense disparaissant sous l’arche. Il lève sa lame, ajuste sa garde. Et recommence. Plus lentement. Plus proprement. Chaque mouvement mesuré, chaque frappe placée avec intention. Le bois craque encore, mais ce n’est plus la même violence aveugle. C’est un travail. Une discipline. Le sergent le regarde en silence, les bras croisés, et ne dit rien. Derrière eux, dans la cour, un valet s’arrête un instant pour observer la scène avant de reprendre sa course vers les cuisines. Le soleil décline lentement, allongeant les ombres sur les pavés.
3Chapter 3▾
Le sergent d'armes le laisse enchaîner une dizaine de passes avant de lever la main. — Suffit. Guilian s'arrête, la lame en suspens, la respiration sifflante entre ses dents serrées. Il cligne des yeux pour chasser la sueur qui brouille sa vision. Les muscles de ses avant-bras vibrent, parcourus de tremblements fins et douloureux. — Po...
Le sergent d'armes le laisse enchaîner une dizaine de passes avant de lever la main. — Suffit. Guilian s'arrête, la lame en suspens, la respiration sifflante entre ses dents serrées. Il cligne des yeux pour chasser la sueur qui brouille sa vision. Les muscles de ses avant-bras vibrent, parcourus de tremblements fins et douloureux. — Pose ça, dit le sergent en désignant l'épée d'une inclinaison du menton. Tu vas finir par te blesser si tu forces encore. Guilian obéit. Il plante la pointe de la lame dans un interstice entre deux pavés, près du râtelier d'armes, et laisse ses doigts se décrisper un à un. La paume de sa main droite est rouge, marquée par la pression du cuir. Il l'ouvre et la referme plusieurs fois pour sentir le sang revenir. Le sergent s'approche, ramasse un éclat de bois au pied du mannequin, le tourne entre ses doigts avant de le jeter sur le côté. — Tu progresses. Mais tu brûles trop d'énergie. Un combat, ça dure. Pas trois coups et puis plus rien. — Je sais, souffle Guilian. — Savoir et faire, c'est pas la même chose. Il faut que ton corps apprenne ce que ta tête comprend déjà. Le sergent le regarde un instant, les bras croisés, avant de se tourner vers l'entrée de la cour. Le soleil déclinant jette une lumière dorée sur les créneaux du château. Des ombres longues s'étirent sur les pavés. — Va te laver. Repose-toi. Demain, on reprend à l'aube. Guilian hoche, mais il ne bouge pas tout de suite. Il reste là, les bras ballants, à regarder le mannequin mutilé, les copeaux éparpillés, les entailles fraîches dans le bois brut. Il pense à Hortense. À son sourire quand elle lisait, le front plissé, les doigts glissant sur les pages. À la façon dont elle relevait ses lunettes d'un geste précis avant de lever les yeux vers lui. Il serre les poings. Le sergent s'éloigne déjà, sa silhouette massive se découpant contre la lumière du couchant. Ses bottes résonnent sur les pavés, puis le bruit s'éteint quand il passe sous l'arche menant aux quartiers des soldats. Guilian reste seul dans la cour. Il entend au loin les bruits du château qui s'éveille à la vie du soir : des voix dans les cuisines, le grincement d'une porte qu'on ferme, le hennissement d'un cheval dans les écuries. La journée s'achève, mais dans sa poitrine, quelque chose continue de battre sourdement, comme un poing refermé sur une promesse. Il prend une longue inspiration, essuie son front du revers de la manche, puis se dirige vers le puits au coin de la cour. L'eau est fraîche quand il fait couler le seau, et il en verse une pleine poignée sur sa nuque avant de boire à même le récipient, la tête renversée, les yeux fermés.




