Vivre dans le postapocalyptique.
Public Story

Vivre dans le postapocalyptique.

La fumée du feu de camp monte droit dans l’air immobile, un mince ruban gris qui se dissout dans le ciel couleur de plomb. Je fixe les flammes sans vraiment les voir, les mains tendues vers leur chaleur insuffisante.

WildSentinel743
AuthorWildSentinel743
Created23. August 2026
Chapters7

Story context

World description

Post-apocalypse. Les villes et les forêts se sont transformées en ruines, autour des squelettes. La radiation de base a déjà passé, mais vous pouvez toujours être infecté par la présence dans les colonies.

Initial situation

John est assis près d'un feu de joie. Il est sorti d'une colonie détruite et se retrouve maintenant dans la forêt. Tout ce qu'il a vu dans le petit village, des carcasses, des squelettes, des ruines, indique la guerre, peut-être, il y a environ trois ans. Ne se souvenant de rien du passé, John décide de répondre à trois questions : Qui est-il ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Et y a-t-il d'autres survivants ?

Objective

L'objectif de John est de découvrir ce qui s'est passé, de comprendre qui il est et de survivre.

Chapter samples

1
Chapter 1
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La fumée du feu de camp monte droit dans l’air immobile, un mince ruban gris qui se dissout dans le ciel couleur de plomb. Je fixe les flammes sans vraiment les voir, les mains tendues vers leur chaleur insuffisante. Autour de moi, la forêt est silencieuse — pas un oiseau, pas un insecte. Rien que le craquement du bois qui se consume et l...

La fumée du feu de camp monte droit dans l’air immobile, un mince ruban gris qui se dissout dans le ciel couleur de plomb. Je fixe les flammes sans vraiment les voir, les mains tendues vers leur chaleur insuffisante. Autour de moi, la forêt est silencieuse — pas un oiseau, pas un insecte. Rien que le craquement du bois qui se consume et le battement sourd de mon propre cœur. J’ai fouillé les ruines du village pendant des heures avant de comprendre qu’il n’y avait rien à sauver. Les maisons éventrées, les squelettes encore vêtus de lambeaux de vêtements, les impacts d’obus qui avaient transformé la place principale en cratère. Tout datait de la même époque. Trois ans, peut-être. Assez pour que la chair disparaisse, pas assez pour que les os blanchissent complètement. Je baisse les yeux sur mes mains. Des mains fortes, calleuses. Des bras musclés, un torse large sous ce maillot de football déchiré. Je suis habillé comme si j’allais faire un match, pas comme un soldat. Pourtant, je suis vivant dans un monde mort, et je n’ai aucun souvenir de comment j’y suis arrivé. Trois questions. C’est tout ce qui me reste. Qui suis-je ? Le feu vacille, projetant des ombres dansantes sur les troncs d’arbres calcinés. Mon nom — John — me revient par fragments, comme un écho lointain. Vingt-trois ans. Rien d’autre. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je ramasse une branche et pique les braises. La guerre, visiblement. Mais laquelle ? Entre qui ? Et pourquoi les ruines autour de moi ressemblent-elles à un champ de bataille abandonné depuis des années ? Y a-t-il d’autres survivants ? Cette question me serre la gorge plus que les autres. Je suis seul dans cette clairière, seul dans cette forêt silencieuse, seul dans ce monde de cendres et d’os. Le vent se lève soudain, charriant une odeur âcre. Je lève la tête. Au loin, par-delà les arbres décharnés, une colonne de fumée monte dans le ciel. Plus épaisse que la mienne. Plus noire. Quelque chose brûle, là-bas. Quelqu’un, peut-être.

2
Chapter 2
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Je me lève lentement, le regard fixé sur cette colonne de fumée noire qui déchire le ciel gris. Mon cœur bat plus fort, mais je force mes muscles à rester calmes. Si quelqu'un est là-bas, je dois savoir qui. Et si c'est dangereux, je dois le voir avant qu'il ne me voie. Je m'enfonce dans la forêt, posant chaque pied avec précaution. Les ...

Je me lève lentement, le regard fixé sur cette colonne de fumée noire qui déchire le ciel gris. Mon cœur bat plus fort, mais je force mes muscles à rester calmes. Si quelqu'un est là-bas, je dois savoir qui. Et si c'est dangereux, je dois le voir avant qu'il ne me voie. Je m'enfonce dans la forêt, posant chaque pied avec précaution. Les branches mortes craquent sous mes semelles, et chaque bruit me semble assourdissant dans ce silence anormal. Je contourne les troncs calcinés, m'accroupissant derrière les buissons rabougris quand le terrain devient plus découvert. Mes doigts s'enfoncent dans la terre meuble, et je sens l'humidité froide du sol contre ma peau. La fumée se rapproche. L'odeur devient plus forte — un mélange de bois brûlé et de quelque chose d'autre, quelque chose de gras et d'âcre qui me pique les narines. Je ralentis, m'approchant d'une crête rocheuse qui surplombe une dépression naturelle du terrain. Je m'allonge à plat ventre, rampant sur les coudes jusqu'au bord. En contrebas, une scène étrange se déroule. Un groupe d'hommes en uniformes militaires fatigués, déchirés mais encore reconnaissables, s'affairent autour d'un feu plus grand que le mien. Ils sont cinq, peut-être six. L'un d'eux, un colosse aux traits slaves, fume un cigare en surveillant la périphérie. Un autre, plus jeune, ajuste quelque chose sur son épaule — un lance-grenades, je crois. Un troisième, assis sur une souche, nettoie méthodiquement un fusil de précision. Ils ne m'ont pas vu. Je retiens mon souffle, analysant leurs mouvements. Ils ne ressemblent pas à des pillards. Leur équipement est militaire, mais usé. Leurs gestes sont précis, coordonnés. Ils parlent à voix basse, et je ne peux pas distinguer les mots. La fumée noire monte d'un baril métallique où ils brûlent quelque chose. Des vêtements, peut-être. Ou des papiers. Je reste immobile, partagé entre l'envie de me révéler et l'instinct de prudence qui me crie de ne pas bouger.

3
Chapter 3
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Je reste plaqué contre la roche, le souffle court, et je commence à me palper discrètement. Mes mains glissent sur mon maillot de football déchiré, le tissu rêche et sale. Je tâte mes poches de short — vides. Rien. Pas un objet, pas un papier, pas même un bout de fil. Je fouille plus méthodiquement. Ma ceinture n'a pas de poche cachée. M...

Je reste plaqué contre la roche, le souffle court, et je commence à me palper discrètement. Mes mains glissent sur mon maillot de football déchiré, le tissu rêche et sale. Je tâte mes poches de short — vides. Rien. Pas un objet, pas un papier, pas même un bout de fil. Je fouille plus méthodiquement. Ma ceinture n'a pas de poche cachée. Mes chaussures ne dissimulent rien. Je passe mes doigts dans la couture de mon short, cherchant une poche intérieure, mais il n'y a que le tissu râpé contre ma cuisse. Rien. Pas de portefeuille. Pas de téléphone. Pas de pièce d'identité. Rien qui pourrait me dire qui je suis, d'où je viens, ou pourquoi je porte ce maillot aux couleurs délavées. Je reste un instant immobile, le regard perdu dans le vide. C'est comme si on m'avait effacé. Comme si j'étais né ici, sur cette crête rocheuse, à regarder des inconnus brûler des affaires dans un baril. En contrebas, le colosse au cigare tourne lentement la tête, ses yeux balayant la lisière des arbres. Il ne m'a pas vu. Pas encore. Je pourrais rester ici, caché, à les observer jusqu'à ce qu'ils partent. Ou je pourrais me lever, descendre vers eux, et leur demander ce qu'ils savent. Le risque est énorme. Mais rester seul dans cette forêt, sans rien, sans personne, sans même un nom... c'est une autre forme de mort. Je les regarde une dernière fois. Le jeune soldat ajuste son lance-grenades, le canon pointé vers le ciel. Le tireur d'élite essuie lentement le canon de son fusil, un geste presque méditatif. Le colosse tire une bouffée de son cigare, la fumée grise se mêlant à la noire qui s'élève du baril. Ils ont l'air fatigués, mais pas dangereux. Pas des pillards, pas des brutes. Des soldats. Comme moi, peut-être. Je me redresse à moitié, un genou sur la roche, prêt à me lever complètement. Mon cœur cogne contre mes côtes.

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