
La Première Alerte
L’odeur du café brûlé flotte dans l’air confiné du poste de police du 15e district. Tu ajustes une dernière fois ton ceinturon, le poids de l’arme réglementaire contre ta hanche te rappelant que rien, dans les manuels, ne t’a vraiment préparée à ce qui t’attend.
Story context
World description
Universe: Rookie Blue
Initial situation
The story is "Biographical" themed. The name of the start setting starts with a "L".
Character introduction

Andy McNally
Role: Recrue de la police de Toronto
Chapter samples
1Chapter 1▾
L’odeur du café brûlé flotte dans l’air confiné du poste de police du 15e district. Tu ajustes une dernière fois ton ceinturon, le poids de l’arme réglementaire contre ta hanche te rappelant que rien, dans les manuels, ne t’a vraiment préparée à ce qui t’attend. La salle des briefings est presque pleine quand tu franchis la porte. Nick C...
L’odeur du café brûlé flotte dans l’air confiné du poste de police du 15e district. Tu ajustes une dernière fois ton ceinturon, le poids de l’arme réglementaire contre ta hanche te rappelant que rien, dans les manuels, ne t’a vraiment préparée à ce qui t’attend. La salle des briefings est presque pleine quand tu franchis la porte. Nick Collins te fait un signe de tête depuis son siège, un sourire encourageant aux lèvres. Tu lui rends son sourire, mais ta main reste crispée sur la bandoulière de ton sac. — McNally. La voix d’Oliver Shaw te fait sursauter. Il est adossé au chambranle de la porte, une tasse de café à la main, son éternel air fatigué mais bienveillant accroché au visage. — Prête pour ton premier vrai jour sur le terrain ? Tu inspires profondément. Oui. Non. Peut-être. — Prête, chef. Il hoche la tête, mais son regard s’attarde une seconde de trop sur toi, comme s’il lisait en toi les doutes que tu t’efforces de cacher. — On va commencer en douceur. Patrouille dans le quartier de Liberty Village. Rien de trop excitant. Liberty Village. Des condos neufs, des cafés branchés, et une criminalité qui se limite généralement aux vols de vélos et aux tapages nocturnes. Un territoire sûr pour une recrue. Sauf que tu n’as pas rejoint la police pour la sécurité. La matinée passe sans incident. Tu observes Oliver, la façon dont il salue les commerçants, dont il jauge une situation d’un simple coup d’œil. Il a cette nonchalance qui n’appartient qu’aux vétérans, cette capacité à paraître détendu tout en restant aux aguets. — Tu veux conduire ? te demande-t-il soudain. Tu clignes des yeux. — Vraiment ? Il hausse les épaules, un sourire en coin. — Faut bien que tu apprennes un jour. Et c’est juste une patrouille de routine. Tu prends le volant, les mains moites. La voiture démarre en douceur, et pendant un instant, tu te sens presque à ta place. Puis la radio grésille. — 15e division, signalement d’une intrusion en cours au 342, rue King Ouest. Suspect armé. Toutes les unités disponibles. Le regard d’Oliver croise le tien. La routine vient de voler en éclats.
2Chapter 2▾
Le choc de l’appel te traverse comme une décharge électrique. Tu lâches presque le volant, puis tu le serres plus fort, les jointures blanchies. — D’accord, d’accord, je confirme, murmures-tu pour toi-même en attrapant le micro de la radio. Ta voix tremble quand tu appuies sur le bouton. — Euh, ici McNally, matricule 616 euh non 8722, ...
Le choc de l’appel te traverse comme une décharge électrique. Tu lâches presque le volant, puis tu le serres plus fort, les jointures blanchies. — D’accord, d’accord, je confirme, murmures-tu pour toi-même en attrapant le micro de la radio. Ta voix tremble quand tu appuies sur le bouton. — Euh, ici McNally, matricule 616 euh non 8722, non… autopatrouille 15-07, on est en direction du 342, rue King Ouest. Je confirme réception. Un silence de l’autre côté, puis la voix de la centrale, calme et professionnelle, te répond. — Reçu, 15-07. Tenez-nous informés. Tu relâches le bouton, le souffle court. Oliver te regarde, un sourcil levé. — Matricule 616 ? C’est le le matricule de ton père, ça. Tu sens tes joues s’enflammer. — Je… j’ai mélangé. — T’inquiète, dit-il avec un petit rire. Mais la prochaine fois, essaie de te souvenir du tien. Ça fait plus professionnel. Tu hoches la tête, la main encore tremblante sur le micro. Puis tu te rappelles soudain des gyrophares. — Euh… tu es vraiment certain que je peux conduire ? Ça commence raide, non ? Oliver hausse les épaules, mais son regard reste sérieux. — McNally, t’as ton permis, t’as suivi la formation. La seule différence avec la conduite normale, c’est que maintenant t’as le droit d’enfreindre le code de la route. Alors fonce. Tu inspires profondément, actionnes les gyrophares et la sirène. Le hurlement emplit l’habitacle, et la circulation devant toi commence à s’écarter. La rue King Ouest défile sous tes roues. Tu jettes un coup d’œil rapide à Oliver, qui garde les yeux fixés sur la route, une main agrippée à la poignée de maintien. — Prends la prochaine à droite, dit-il. Le 342 est à mi-chemin du bloc. Tu tournes, peut-être un peu trop brusquement, et la voiture tangue. Oliver ne dit rien, mais ses doigts se crispent un peu plus sur la poignée. Le bâtiment se dessine devant toi : un immeuble résidentiel de trois étages, briques rouges, une porte d’entrée vitrée. Rien qui ne sorte de l’ordinaire, sauf que la porte est entrouverte et qu’une silhouette s’encadre dans l’embrasure. — Ralentis, ordonne Oliver d’une voix soudainement tendue. On y est.
3Chapter 3▾
La voiture s'immobilise dans un crissement modéré. Tu coupes la sirène, mais les gyrophares continuent de balayer la façade de leurs éclats bleus et rouges. Le temps d'une fraction de seconde, tout te paraît irréel : la rue calme, la porte entrouverte, la silhouette qui s'est figée en vous voyant arriver. — On y va, dit Oliver en ouvrant...
La voiture s'immobilise dans un crissement modéré. Tu coupes la sirène, mais les gyrophares continuent de balayer la façade de leurs éclats bleus et rouges. Le temps d'une fraction de seconde, tout te paraît irréel : la rue calme, la porte entrouverte, la silhouette qui s'est figée en vous voyant arriver. — On y va, dit Oliver en ouvrant sa portière. Doucement. On ne précipite rien. Tu suis son mouvement, la main glissant vers la crosse de ton Glock 22. La sensation du métal froid sous tes doigts te ramène à la réalité. Tu dégaines, arme pointée vers le sol, et tu te cales derrière ta portière ouverte comme Oliver vient de te le montrer en formation. Le métal de la voiture te sépare du suspect, une barrière rassurante mais fragile. L'homme dans l'embrasure est grand, vêtu d'un blouson sombre. Il tient quelque chose à la main. Un objet métallique qui accroche la lumière des gyrophares. Ton cœur cogne si fort que tu l'entends dans tes oreilles. Tu attrapes la radio de l'épaule, le pouce trouvant le bouton de transmission presque par instinct. — 15-07 à la centrale, dis-tu en fixant le suspect. J'ai un visuel sur le suspect. Il est armé ! Demande de 10-78 immédiat, je passe en 10-33. Ta voix est plus ferme que tu ne l'aurais cru. L'adrénaline chasse le tremblement. La radio grésille une confirmation que tu n'entends même pas vraiment. Tout ce qui compte, c'est l'homme devant toi. Il n'a pas bougé. Il vous regarde, puis il jette un coup d'œil vers la rue, comme s'il évaluait ses options. — Reste derrière la portière, murmure Oliver sans te regarder. Il est nerveux. Ne fais rien de brusque. Le temps s'étire. Les secondes passent, lourdes et élastiques. Le vent soulève une mèche de tes cheveux, mais tu n'oses pas la repousser. Chaque mouvement pourrait être interprété. Au loin, tu perçois le hurlement grandissant d'autres sirènes. Les renforts arrivent.




