Spirales
Public Story

Spirales

Le plafond de la cellule est d'un blanc sale, fissuré par endroits. Je le connais par cœur, celui-là.

Breizh 44
AuthorBreizh 44
Created14. June 2026
Chapters23

Story context

World description

sa ce passe a star city sur terre 1

Initial situation

c'est la 6 eme fois que je me retrouve enfermée dans une cellule du poste de police de Dinah cette fois ci c'est pour agression aggravée , consommation de cocaïne et résistance a mon arrestation je n'ai aucune circonstance atténuante cette foissi je suis allongée sur le banc en béton en face de moi se trouve Dinah drake alias black canary qui est aussi la capitaine de police de star city et Laurel lance alias black siren de ...

Objective

Kelly suive l heritage de son père et devienne la nouvelle green arrow grâce a l aide de Dinah et de laurel

Chapter samples

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Chapter 1
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Le plafond de la cellule est d'un blanc sale, fissuré par endroits. Je le connais par cœur, celui-là. C'est le sixième que je compte, à force de me retrouver allongée sur ce putain de banc en béton. Mes doigts effleurent la surface froide du mur derrière ma tête, et je sens chaque aspérité, chaque éclat de peinture écaillée. Dinah se tie...

Le plafond de la cellule est d'un blanc sale, fissuré par endroits. Je le connais par cœur, celui-là. C'est le sixième que je compte, à force de me retrouver allongée sur ce putain de banc en béton. Mes doigts effleurent la surface froide du mur derrière ma tête, et je sens chaque aspérité, chaque éclat de peinture écaillée. Dinah se tient devant les barreaux, les bras croisés sur sa veste en cuir noir. Ses yeux bleus me transpercent, comme toujours. Elle n'a pas besoin de parler pour me faire comprendre qu'elle est déçue. C'est pire que si elle criait. À côté d'elle, Laurel est adossée au bureau d'à côté, une tasse de café à la main, son regard perçant fixé sur moi avec ce mélange de sarcasme et d'inquiétude qu'elle maîtrise si bien. — Alors, Kelly, tu veux nous expliquer ? finit par demander Dinah, d'une voix calme mais tendue. Je hausse les épaules sans me redresser. Mon corps est encore lourd, engourdi par les résidus de la nuit dernière. Des flashs me reviennent : une fête, des rires, une poudre blanche sur une table basse, puis des poings qui volent, le bruit du verre brisé, les sirènes. — Y'a rien à expliquer. J'étais défoncée, j'ai pété les plombs. Classique. La Laurel de Terre-2 pose sa tasse avec un bruit sec. Elle s'approche des barreaux, ses talons claquant sur le sol carrelé. — Classique ? Tu as cassé le nez d'un type, Kelly. Et tu avais assez de coke sur toi pour finir en centre de désintoxication pour les six prochains mois. — Il l'avait cherché, je réponds en soutenant son regard. Il arrêtait pas de me coller, de me toucher. J'ai juste... réagi. Un silence s'installe. Dinah ferme les yeux un instant, et je vois la fatigue creuser ses traits. Elle n'a pas dormi cette nuit, je le sais. Elle était là quand les flics m'ont embarquée, à trois heures du matin, avec mes poignets qui saignaient à force de tirer sur les menottes. — Ta mère adoptive, dit-elle doucement, changeant de sujet avec une habileté qui me prend au dépourvu. Elle a appelé. Elle veut te voir. Je me redresse brusquement, le dos collé au mur froid.

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Chapter 2
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Le nom de Patricia Ramos résonne dans ma tête comme une alarme. Je me redresse d'un coup, les pieds cherchant le sol carrelé de la cellule. Mes doigts se crispent sur le bord du banc en béton. — Non. Hors de question. Je veux pas la voir. Ma voix est plus dure que je ne l'aurais voulu, presque un crachement. Dinah lève une main, paume o...

Le nom de Patricia Ramos résonne dans ma tête comme une alarme. Je me redresse d'un coup, les pieds cherchant le sol carrelé de la cellule. Mes doigts se crispent sur le bord du banc en béton. — Non. Hors de question. Je veux pas la voir. Ma voix est plus dure que je ne l'aurais voulu, presque un crachement. Dinah lève une main, paume ouverte, dans un geste apaisant. — Kelly, écoute-moi... — C'est une conasse. Elle va encore m'enfermer dans le placard, comme d'habitude. Les mots sortent avant que je puisse les retenir. Je sens le regard de Laurel peser sur moi, mais je soutiens celui de Dinah, les mâchoires serrées. Le souvenir du placard étroit, de l'obscurité totale, du manque d'air, me remonte à la gorge comme une bile acide. C'est à ce moment précis que j'entends des pas derrière la porte du couloir. Des pas rapides, décidés, accompagnés du cliquetis d'un trousseau de clés. Et puis une voix que je reconnaîtrais entre mille, perchée, faussement douce, avec ce vernis de respectabilité qui me donne envie de vomir. — Dinah ? Laurel ? Je suis venue chercher ma fille. Patricia Ramos apparaît dans l'embrasure de la porte, derrière les deux femmes. Elle porte un tailleur beige impeccable, ses cheveux châtains sont coiffés avec une précision chirurgicale, et son sourire est celui d'une mère inquiète. Un sourire que je connais par cœur. Celui qu'elle arbore en public avant de refermer la porte du placard. Je me lève d'un bond, les poings serrés. Mon cœur cogne contre mes côtes. — Putain, non. Vous allez pas me laisser sortir avec elle. Dinah se tourne vers Patricia, et je vois ses épaules se raidir sous la veste en cuir. Laurel, elle, repose sa tasse de café avec une lenteur calculée, son regard passant de la nouvelle venue à moi, comme si elle évaluait la situation. — Patricia, dit Dinah d'une voix calme mais ferme, on n'en est pas encore là. Kelly a besoin de... — J'ai besoin de rien venant d'elle, je coupe en m'approchant des barreaux. Vous savez ce qu'elle fait quand personne nous regarde. Vous le savez. Ma voix tremble légèrement, et je déteste ça. Je déteste qu'elle me fasse cet effet, même après toutes ces années. Patricia émet un petit rire gêné, comme si je racontais une blague de mauvais goût. — Kelly, ma chérie, tu es encore sous l'emprise de la drogue. Tu ne sais pas ce que tu dis. Ses yeux, par contre, ne rient pas. Ils me fixent avec cette lueur d'avertissement que je connais trop bien. Laurel s'avance alors, s'interposant presque entre Patricia et la cellule. Son ton est léger, presque désinvolte, mais je perçois l'acier en dessous. — Madame Ramos, je pense qu'il serait préférable de discuter de tout ça dans mon bureau. Kelly est encore en garde à vue, et nous n'avons pas terminé l'interrogatoire. Patricia ouvre la bouche pour protester, mais Dinah pose une main sur son bras. — Laurel a raison. Laissez-nous finir notre travail, et nous vous tiendrons au courant. Le silence qui suit est lourd, chargé de tout ce qui n'est pas dit. Je reste figée derrière les barreaux, les doigts crispés sur le métal froid, le regard braqué sur Patricia qui me rend mon regard avec ce sourire qui ne dépasse jamais ses lèvres.

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Chapter 3
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Le sourire de Patricia s'élargit, mais ses yeux restent aussi froids que la pierre du banc derrière moi. Elle sort une liasse de documents de son sac à main, les tenant comme un trophée. — Mais il n'y a plus d'interrogatoire ni de garde à vue, Dinah. J'ai les papiers signés de mon avocat et du juge Patterson pour ramener Kelly chez moi. ...

Le sourire de Patricia s'élargit, mais ses yeux restent aussi froids que la pierre du banc derrière moi. Elle sort une liasse de documents de son sac à main, les tenant comme un trophée. — Mais il n'y a plus d'interrogatoire ni de garde à vue, Dinah. J'ai les papiers signés de mon avocat et du juge Patterson pour ramener Kelly chez moi. Maintenant. Sa voix est douce, presque mielleuse, mais chaque mot tombe comme un couperet. Je sens mes doigts blanchir sur les barreaux. Dinah prend les documents, les parcourt rapidement. Son visage reste impassible, mais je vois ses mâchoires se serrer. Laurel s'approche, jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, et laisse échapper un soupir. — Merde, murmure-t-elle assez fort pour que je l'entende. — C'est en règle, ajoute Patricia en ajustant sa veste. Kelly est mineure, je suis sa tutrice légale. Le juge a estimé que la détention provisoire n'était pas justifiée vu son âge et l'absence d'antécédents violents. — Antécédents violents ? je crache, la voix étranglée par la rage. Tu m'as enfermée dans un placard pendant des heures, espèce de... — Kelly, ça suffit, me coupe Dinah, mais son ton est fatigué, pas autoritaire. Elle se tourne vers Patricia, les documents toujours dans sa main. — Patricia, je peux vous parler une minute dans mon bureau ? Avant que vous ne repartiez avec elle. Patricia secoue la tête, son sourire ne faiblissant pas d'un pouce. — Dinah, j'ai déjà perdu assez de temps. La voiture m'attend dehors. Je veux juste rentrer chez moi avec ma fille. — Ta fille, je ricane, amer. Tu m'as jamais considérée comme ta fille. J'étais juste un moyen d'avoir l'argent de mon père. Le regard de Patricia se durcit imperceptiblement. Elle ignore ma remarque et fait un pas vers la cellule, tendant la main vers la serrure. — Donne-moi les clés, Dinah. Je vais la chercher moi-même. Dinah ne bouge pas. Ses doigts se referment sur le trousseau accroché à sa ceinture, un geste protecteur involontaire. — Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, dit-elle lentement. — Ce n'est pas à vous de décider, réplique Patricia, laissant enfin tomber le vernis de douceur. J'ai un ordre du tribunal. Vous n'avez pas le droit de retenir ma fille. Le silence s'épaissit dans la pièce. Je regarde Dinah, puis Laurel, cherchant une issue, un mot, n'importe quoi qui pourrait m'extraire de ce cauchemar. Mais Laurel détourne les yeux, et Dinah semble peser chaque mot avant de le prononcer. Patricia tend la main, impatiente. — Les clés, Dinah. Tout de suite.

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