
Lamour de Sherlock Holmes
La nuit londonienne enveloppe le 221B Baker Street d’une brume humide qui colle aux vitres. Je flotte dans un état second, entre conscience et néant, la tête lourde de whisky et de souvenirs de rires masculins.
Story context
World description
dans l'univers de la série Sherlock qui se passe passe dans un Londres moderne plus précisément au 221 Baker street et des fois sur des scènes de crimes dans Londres car ils travaillent avec la police notamment le lieutenant lestrade, les loups garous et les vampires existe mais vive cacher pour la plupart ce qui fait que la plupart des humains ignore leurs existence
Initial situation
après une soirée alcoolisé john est ramené au 221 Baker street par des amis de son service militaire il le laisse endormi dans les bras de Sherlock qui l'emmène se coucher alors qu'il est dans son john se réveille soudainement et embrasse Sherlock sur la bouche avant de se rendormir
Character introduction

John Watson
Role: Médecin et assistant de Sherlock Holmes, homme loup suite à des expériences militaire
Chapter samples
1Chapter 1▾
La nuit londonienne enveloppe le 221B Baker Street d’une brume humide qui colle aux vitres. Je flotte dans un état second, entre conscience et néant, la tête lourde de whisky et de souvenirs de rires masculins. Des mains me soutiennent, me guident dans l’escalier que je connais par cœur, mais que mes jambes refusent de reconnaître ce soir...
La nuit londonienne enveloppe le 221B Baker Street d’une brume humide qui colle aux vitres. Je flotte dans un état second, entre conscience et néant, la tête lourde de whisky et de souvenirs de rires masculins. Des mains me soutiennent, me guident dans l’escalier que je connais par cœur, mais que mes jambes refusent de reconnaître ce soir. — Doucement, John. La voix de Sherlock. Grave, posée, avec cette pointe d’impatience qu’il réserve à tout ce qui n’est pas un crime ou une énigme. Pourtant, ce soir, elle semble différente. Plus proche. Je sens le tissu de son manteau contre ma joue, l’odeur de tabac froid et de produits chimiques qui imprègne ses vêtements. Ses bras passent sous mes épaules, et malgré sa silhouette élancée, il me porte presque jusqu’à ma chambre. Ma canne tombe quelque part, heurte le parquet avec un bruit sec. — Tu bois trop, Watson. C’est pathétique. Je veux répondre, dire que les anciens combattants ont le droit d’oublier une nuit par an, mais les mots s’emmêlent dans ma bouche. Il me dépose sur le lit avec une douceur surprenante. Mes oreilles, que je contrôle d’habitude si bien, palpitent sous mes cheveux, menaçant d’apparaître. Ma queue aussi, enroulée nerveusement sous mes vêtements. Sherlock se penche pour retirer mes chaussures. Ses doigts effleurent ma cheville blessée, et je grimace. — Désolé, murmure-t-il. Je sais que ça te fait mal. C’est peut-être ça qui brise quelque chose en moi. Cette rare attention. Ce mot prononcé comme s’il comprenait vraiment. Je ne réfléchis pas. Je tends la main, attrape le col de sa chemise, et l’attire vers moi. Mes lèvres trouvent les siennes dans un baiser maladroit, alcoolisé, désespéré. Il reste figé une seconde, deux peut-être, le temps que mon cerveau embrumé enregistre la chaleur de sa bouche contre la mienne. Puis le monde bascule dans le noir. Je sombre dans le sommeil, inconscient de ce que je viens de faire, laissant Sherlock Holmes immobile au bord de mon lit, le souffle coupé, les yeux écarquillés dans la pénombre de la chambre.
2Chapter 2▾
Le silence s’épaissit dans la chambre, aussi lourd que la brume qui colle aux vitres. Je flotte dans les brumes de l’inconscience, mais quelque chose persiste à la surface de mon sommeil — une chaleur sur mes lèvres, un goût de tabac et de thé froid. Mes sens de loup, même engourdis par l’alcool, captent chaque détail de la pièce. Le bat...
Le silence s’épaissit dans la chambre, aussi lourd que la brume qui colle aux vitres. Je flotte dans les brumes de l’inconscience, mais quelque chose persiste à la surface de mon sommeil — une chaleur sur mes lèvres, un goût de tabac et de thé froid. Mes sens de loup, même engourdis par l’alcool, captent chaque détail de la pièce. Le battement sourd du cœur de Sherlock, trop rapide pour un homme qui prétend ne rien ressentir. Sa respiration irrégulière, comme s’il retenait l’air dans ses poumons. L’odeur de son stress mêlée à celle, plus familière, de la naphtaline et du cuir de son manteau. Il n’a pas bougé. Je perds la notion du temps. Peut-être une minute, peut-être dix. Mon corps refuse d’obéir, mes membres trop lourds pour répondre aux ordres que mon cerveau embrumé tente d’envoyer. Pourtant, je sens le matelas s’enfoncer légèrement sous un poids nouveau. Sherlock s’est assis au bord du lit. Ses doigts effleurent mon front, repoussent une mèche de cheveux. Le geste est si doux, si inhabituel chez lui, que je me demande si je rêve. Mais non — la pression de ses doigts est réelle, la chaleur de sa main aussi. — John, murmure-t-il. Son souffle caresse ma joue. Je veux ouvrir les yeux, répondre, mais l’alcool m’a volé le contrôle de mon corps. Tout ce que je peux faire, c’est percevoir le monde à travers mes sens exacerbés. Il reste là, immobile, sa main toujours posée sur mon front. Je l’entends déglutir, puis sa voix revient, plus basse encore, presque inaudible : — Qu’est-ce que tu me fais, hein ? La question flotte dans l’air, sans attente de réponse. Il retire sa main lentement, et le froid remplace la chaleur de sa paume. Le matelas grince quand il se lève. Ses pas s’éloignent vers la porte. Puis ils s’arrêtent. Le silence s’étire, chargé de tout ce que nous n’osons pas nous dire. J’entends le frottement de ses doigts contre le chambranle, comme s’il hésitait, comme si une partie de lui refusait de partir. Finalement, la porte se referme avec un clic à peine audible. Je reste seul dans l’obscurité, le goût de ses lèvres encore présent sur les miennes, et mon cœur de loup bat si fort dans ma poitrine qu’il pourrait réveiller tout Baker Street.
3Chapter 3▾
Le temps s’écoule, indistinct, entre veille et sommeil. Les bruits de l’appartement me parviennent par vagues — le grincement du fauteuil du salon, le froissement de pages qu’on tourne trop vite, le cliquetis d’une tasse reposée sur une soucoupe. Sherlock ne dort pas. Je le sais sans avoir besoin de le voir. Mon odorat capte l’odeur du ...
Le temps s’écoule, indistinct, entre veille et sommeil. Les bruits de l’appartement me parviennent par vagues — le grincement du fauteuil du salon, le froissement de pages qu’on tourne trop vite, le cliquetis d’une tasse reposée sur une soucoupe. Sherlock ne dort pas. Je le sais sans avoir besoin de le voir. Mon odorat capte l’odeur du thé qui refroidit, mêlée à celle, plus âcre, de la cigarette qu’il allume puis éteint presque aussitôt. Il tourne en rond, comme un fauve en cage. Ses pas martèlent le parquet du salon, s’arrêtent devant la porte de ma chambre, puis repartent. Chaque fois qu’il s’approche, mon cœur s’emballe. Chaque fois qu’il s’éloigne, une déception sourde m’envahit. L’alcool commence à refluer, laissant place à une migraine naissante et à une conscience plus claire de ce que j’ai fait. Ce baiser. Ce putain de baiser que je n’aurais jamais dû lui voler. Mes doigts se crispent sur le drap, et je serre les paupières comme si je pouvais effacer la mémoire de ses lèvres contre les miennes. Mais je ne veux pas l’effacer. Je veux recommencer. Un craquement. La porte de ma chambre s’entrouvre, poussée avec une lenteur prudente. Je force mes yeux à rester fermés, ma respiration à rester régulière. Je ne suis pas prêt. Pas encore. La lumière du couloir dessine une fine ligne dorée sur le plancher. Sherlock se tient dans l’entrebâillement, silhouette sombre découpée contre la clarté. Il ne bouge pas. Il m’observe. — Je sais que tu es réveillé, John. Sa voix est calme, mais je perçois la tension qui la parcourt. Un aveu à demi-mot. Une question qu’il n’ose pas poser. Je reste immobile, le souffle court, le corps tendu sous les draps. Mon pouls cogne si fort dans mes tempes que je suis certain qu’il l’entend. Ses narines frémissent à peine — il perçoit tout de moi, de mon odeur à mes battements de cœur. Il attend. La seconde s’étire, interminable. Puis il pousse la porte un peu plus loin et fait un pas dans la chambre.




